Des smartphones aux aspirateurs, à quel point sommes-nous attachés aux choses que nous portons

Des smartphones aux aspirateurs, à quel point sommes-nous attachés aux choses que nous portons

C’est un aspirateur robot qui n’a pas fonctionné depuis longtemps, rangé dans la cave au lieu d’être jeté. C’est une montre connectée cassée, qui attend tranquillement sur la table de chevet depuis plusieurs semaines. Il y a des dizaines de smartphones qui dorment dans des placards, inutilisés et parfois inutilisables. Bien sûr, on se répète, « ça peut quand même servir » ou « je ne sais pas dans quelle poubelle les mettre ». Mais peut-être refusons-nous aussi de les jeter pour une raison plus simple : l’attachement.

« Attention, on rappelle que les objets numériques coûtent cher et donc il est logique de s’y attacher plus qu’à une fourchette, par exemple, qui peut être facilement remplacée », tempère Nicolas Spatola, spécialiste des interactions homme-robot. .

Des démineurs tristes de l’explosion de leurs robots

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Cependant, les êtres humains ont une tendance à l’anthropomorphisme. Même lorsque le coût de l’objet n’est pas à la charge de l’utilisateur, ce dernier tissera des liens à sens unique avec le plastique et le silicium. Lire aussi : BON PLAN : Cet aspirateur sans fil simple d’utilisation est en vente. « On projette des intentions sur des objets », commence le philosophe et informaticien Jean-Gabriel Ganascia (1). Lorsqu’un ordinateur fait des erreurs, l’utilisateur peut le prendre personnellement, et il n’est pas rare que les propriétaires d’aspirateurs robots les voient comme une présence animale ou leur mettent des yeux en plastique. »

Ce phénomène d’attachement a même été observé dans les rangs militaires. Les soldats américains en Afghanistan ont appelé à la réparation de « leur » robot de déminage, qui leur avait sauvé la vie. « Beaucoup d’entre eux se sont retrouvés déprimés après une avarie de leur machine, qui était devenue pour eux l’équivalent d’un partenaire de combat », note une étude de la Fondation pour l’innovation politique.

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Du statut d’outil à celui de compagnon

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Au quotidien, « c’est le smartphone qui incarne une véritable couette numérique, estime Michael Stora, psychologue et co-fondateur de l’Observatoire des mondes numériques des humanités. Il compense la solitude et emporte avec lui toute une mémoire affective de l’utilisateur, avec des messages, des photos, des vidéos, etc. « . « La connexion au smartphone doit être utilisée », confirme Nicolas Spatola. Ceci pourrez vous intéresser : Bon plan – Aspirateur robot Ecovacs Deebot N8+ « 5 étoiles » à 407,00 € (-23%). On constate une augmentation de l’affection avec le temps : on est peu attaché à son smartphone quand on l’achète, et bien plus après. C’est ancré dans notre quotidien. . »

Avec leur capacité à prévoir, anticiper, réagir, « les objets connectés sont passés d’un outil à un compagnon, analyse Dominique Sciamma, spécialiste du design numérique. C’est un lien relationnel et pas seulement utilitaire, comme on peut en avoir avec un tournevis. » Il convient également de noter que nous parlons d' »agents » conversationnels et non d' »algorithmes » conversationnels, bien qu’il s’agisse d’un programme informatique, rien de plus.

« Ces objets imitent les intentions envers l’utilisateur, ils interagissent vraiment avec lui », explique Laurence Devillers, experte en intelligence artificielle (2). « Les designers mettent en place des astuces pour vous donner envie de rester engagé », poursuit-il. Les mécanismes pour capter l’attention ne sont pas nouveaux, mais ils sont amplifiés avec le numérique. En bref : ces objets sont conçus pour être attachants, voire ringards.

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Des objets intrusifs au quotidien

Des objets intrusifs au quotidien

« Nous sommes passés de la conception d’objets à la conception de relations, en anticipant les interactions de l’utilisateur, pour que l’échange soit le plus fluide possible », précise Dominique Sciamma. Lire aussi : Dyson en ouvre trois nouveaux connectés à son aspirateur tige. Depuis l’apparition des claviers tactiles et la fin des boutons, « les objets ont peu évolué dans leur forme », note Jean-Gabriel Ganascia.

Une smartwatch ressemble toujours à une montre, et avec les écrans plats, tous les téléviseurs sont fondamentalement les mêmes. « Mais ces objets sont augmentés par le numérique, mise à jour après mise à jour, poursuit ce qui fait partie du comité d’éthique numérique. Et ils sont conçus pour faire de nous des consommateurs, dans une forme de servitude. »

Ils signalent leur présence, demandent de l’attention, comme les Tamagotchi, ces petits œufs colorés à la mode dans les années 90 simulant des animaux. « Les objets connectés vibrent, envoient des notifications, sont bruyants et intrusifs, ce que de plus en plus d’utilisateurs trouvent insupportable, observe Michael Stora. Enfin, ils nous rendent très dépendants, tant dans la technique que dans la relation aux autres. Une dépendance qui, dans certains cas, peut devenir une addiction.

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Un attachement différent selon les cultures

Un attachement différent selon les cultures

Sommes-nous moins sensibles à cette influence lorsque nous maîtrisons les rouages ​​de la machine ? « Je ne sais pas », répond franchement Laurence Devillers. Quelqu’un qui comprend très bien la technologie peut la rejeter, ainsi que quelqu’un qui ne la connaît pas du tout et qui s’en méfie. Le rapport au numérique dépend avant tout de l’utilisateur et de sa culture, plus que de l’objet lui-même.

Ainsi, les pays asiatiques tolèrent beaucoup mieux la coexistence. « Les Japonais vont approcher un robot en regardant à quoi il ressemble pour eux, à cause du shintoïsme, une religion animiste, décrit Nicolas Spatola. En Occident, au contraire, on va considérer ce qui nous sépare du robot. Ce qui n’empêche pas, en aucun cas une forme d’anthropomorphisme.

« Mais vraiment, qu’y a-t-il de mal à être triste quand l’aspirateur tombe en panne ? » Ce lien est plutôt révélateur de notre humanité », estime Dominique Sciamma. Pour lui, « le danger ne réside pas dans les intentions que les utilisateurs attribuent aux objets, mais dans les intentions derrière la conception de ces objets ». Entre un adorable chien robot signalant qu’il a faim et le même chien robot proposant d’acheter des croquettes virtuelles en JNF (jetons non fongibles, NFT en anglais), il n’y a qu’un pas technologique. Mais un gouffre éthique.

Quand les écrans rendent accros

Quand les écrans rendent accros

L’addiction aux jeux vidéo est actuellement la seule pratique numérique reconnue comme une maladie à part entière dans la classification de l’Organisation mondiale de la santé.

D’autres formes de dépendance numérique sont considérées dans différentes catégories de troubles du comportement, tels que l’anxiété et les comportements compulsifs.

Lorsque l’usage du numérique devient une dépendance, il cache souvent d’autres problèmes, comme l’isolement social.

Ces ondes peuvent produire un échauffement du matériau si la quantité d’énergie absorbée est suffisamment élevée. » Et cet échauffement peut, à partir d’un certain niveau d’exposition, avoir des effets sur la santé. Mais bonne nouvelle : « Les quantités d’énergie émises par les horloges connectées sont faibles.

Pourquoi utiliser un objet connecté ?

Tout d’abord, l’utilisation d’objets connectés à la maison permet d’optimiser le confort quotidien des occupants de la maison. La télécommande et la possibilité de programmer les équipements ouvrent la voie à une multitude d’actions automatisées qui permettent un gain de temps et d’ergonomie.

Quels sont les avantages et les inconvénients des objets connectés ? De ce fait, un objet connecté n’est pas autonome, il n’a pas besoin d’embarquer des composants qui permettent une visualisation autonome, de stocker de nombreuses informations (historique) et de les traiter. Les avantages en sont multiples : taille réduite des équipements nécessitant moins de composants.

Quel est le principe d’un objet connecté ?

Pour faire simple, un objet connecté est un objet connecté à Internet, capable d’envoyer des informations en temps réel et d’interagir avec son environnement. Un objet connecté a la capacité de communiquer avec d’autres systèmes pour capturer et envoyer des informations.

Comment se protéger contre la fuite des données d’objets connectés ?

Il est donc indispensable de changer le mot de passe par défaut à la première utilisation et d’utiliser un mot de passe suffisamment long et complexe pour protéger votre objet connecté. Ce conseil s’applique également à tous les appareils de votre réseau numérique.

Quels sont les risques des objets connectés ? Les principaux risques des objets connectés S’ils sont capables de vous faciliter la vie, ils peuvent également vous exposer à trois risques majeurs : Utilisation abusive de vos données personnelles à des fins commerciales ; atteinte à votre vie privée ; piratage

Quelles sont les règles et les précautions du bon usage des objets communicants usages Internet ?

Ne partagez votre numéro de mobile avec personne Respectez le droit à l’image lors de la diffusion des images et des droits d’auteur Droit à la réputation : pas d’insultes ou autres messages négatifs envers une autre personne N’utilisez pas le téléphone pendant une longue période : problème de vue, addiction… !

Comment se protéger des objets connectés ?

Quelques solutions à appliquer

  • vérifier que l’objet ne permet à personne de s’y connecter sans utiliser un mot de passe ou un bouton d’accès physique. …
  • modifier les paramètres par défaut de l’objet (mot de passe, code PIN, etc.) ;
  • protéger le réseau WIFI avec un mot de passe ;

Comment les objets connectés Peuvent-ils être techniquement sécurisés rendus sûrs ?

Selon Porter et Heppelmann (2014), les objets connectés sont capables de quatre fonctions : surveillance (grâce à des capteurs et données externes), contrôle (grâce à des logiciels embarqués), optimisation (meilleur usage, plus d’efficacité) et autonomie (en fonctionnement et en coordination …

Quelles sont les faiblesses de l IoT ?

La sécurité reste le point faible de l’IoT. Voici la liste des vulnérabilités les plus couramment rencontrées dans les objets connectés. La sensibilité à la cybersécurité dans l’IoT (Internet des objets) varie considérablement d’une entreprise à l’autre.

Quels sont les avantages de l’Internet des objets ? L’Internet industriel des objets améliore la qualité de la production en offrant une surveillance complète de l’ensemble de la chaîne de production. Cette technologie 4.0 permet également d’éviter les pannes en prévenant d’éventuelles pannes des systèmes avant qu’elles ne deviennent définitives. L’Internet des objets change la donne.

Quels sont les principaux freins à l’adoption des objets connectés IoT ou Internet of Things par les entreprises ?

L’inquiétude et la méconnaissance du public concernant la protection des données personnelles restent le principal frein à l’adoption de ces objets connectés.

Quels sont les inconvénients de l IoT ?

Les inconvénients de l’IoT Par ailleurs, il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’un objet connecté et donc le risque de protection des données reste présent, même si de nombreuses valeurs sont fixées. D’autre part, certains hésitent à mettre en œuvre cette technologie par manque de connaissances.

Comment évaluer le niveau de sécurité de vos objets connectés ?

Diagnostic des vulnérabilités de sécurité Plusieurs bases de données (nvd.nist.gov, cve.mitre.org, cvedetails.com) et outils existent pour répertorier les vulnérabilités d’attaques connues à ces objets connectés, mais aussi à leurs composants logiciels.

Quelles sont les limites des objets connectés ? Comme tous les systèmes connectés, les objets intelligents présentent des faiblesses : Sécurité des données personnelles : Stockées sur Internet, il est difficile d’en garantir la confidentialité.

Comment securiser les objets connectés ?

Comme tout équipement informatique qui communique, les objets connectés peuvent présenter des failles de sécurité… En bref :

  • connaître la sécurité de l’objet,
  • modifier le mot de passe par défaut,
  • choisir un mot de passe fort différent des autres comptes,
  • éteignez vos appareils.

Comment les objets connectés Peuvent-ils être techniquement sécurisés rendus sûrs ?

Selon Porter et Heppelmann (2014), les objets connectés sont capables de quatre fonctions : surveillance (grâce à des capteurs et données externes), contrôle (grâce à des logiciels embarqués), optimisation (meilleur usage, plus d’efficacité) et autonomie (en fonctionnement et en coordination …

Comment interagissent les objets connectés avec leur environnement ?

Les objets connectés interagissent avec leur environnement grâce à des capteurs : température, vitesse, humidité, vibration… Dans l’internet des objets, un objet peut être un véhicule, une machine industrielle ou encore une place de parking.

Quel est l’impact des objets connectés ? Le développement des objets connectés expose principalement les consommateurs à deux types de risques : l’utilisation commerciale des données personnelles et les atteintes à la vie privée : une des conséquences de ce monde des réseaux et de la communication est que nous laissons de plus en plus de traces numériques

Comment les objets connectés Peuvent-ils communiquer ?

Pour communiquer, les objets connectés utilisent différentes technologies de communication dédiées comme le M2M (Machine to Machine). Et ils sont souvent enrichis de capteurs qui collectent régulièrement des données.

Quels sont les 3 éléments qui composent les objets connectés ?

Schématiquement, l’Internet des Objets peut être réduit à 3 éléments : un objet, la connectivité et la fourniture de données.

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